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  • Olivier Savignac

Le témoignage bouleversant de Maryse, membre et trésorière de l'association


2020. Cette nouvelle année c’est aussi l’entrée dans une nouvelle décennie : celle de la libération de la Parole qui depuis quelques années a été initiée par des collectifs et associations de victimes de violences sexuelles. C’est une révolution qui s’étend peu à peu à toutes les sphères et couches de la société afin que ce mal insidieux qui touche plus de 4 millions de personnes en France soit enfin mis sous le feu des projecteurs et combattu à la hauteur de ce qu’il est.

Cette Parole, c’est la clé de voûte du combat des personnes victimes contre des mécanismes de loyautés invisibles qui ont muselé et renvoyé ces personnes au silence pendant des décennies. Et pour certaines toute une vie…

La Parole, c’est l’écrin de la confiance, d’un partage intime qui mérite en haut lieu l’écoute, le respect, la confidentialité et l’accueil. Le récent scandale de la sortie d’un ouvrage publiant le témoignage de personnes victimes sans en informer préalablement chaque auteur et sans demande d’autorisation individuelle confiée à l’éditeur ne peut nous laisser indifférent. C’est révoltant. Il n’est pas possible de transiger avec cette règle première pour toute association ou collectif de victimes qui est celle du respect de la parole de la personne blessée.

L’humilité de l’écoutant, de l’accompagnant, du porte-parole est essentielle. Le chant des sirènes médiatiques fait parfois dévier certains des objectifs premiers. Certes, la question de la reconnaissance de la souffrance est au cœur d’un enjeu de vie mais le discernement est nécessaire pour ne pas se tromper de route. Le sens du combat est avant tout celui d’un engagement sans faille au service de l’humanité brisée.

Et lorsque la Parole se fait porte-voix pour des milliers d’autres, interpellant sur le douloureux parcours de vie des personnes victimes, elle est Espoir pour les uns, Espérance pour les autres.

L’espoir d’un changement profond de société pour que le plus jamais devienne un jour réalité. Le combat est âpre, rude, long mais c’est pour nos enfants et nos petits-enfants que nous souhaitons le mener jusqu’à terme. Ensemble.

Maryse Catala, membre et trésorière de l’association « Parler et Revivre » témoigne avec force de son combat dans la revue "Le Pèlerin" à paraître en kiosque ce jeudi 9 janvier. Un grand merci à Agnès Chareton pour son remarquable travail journalistique.


Olivier Savignac

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